Etat des lieux et des connaissances sur les bénéfices de l'activité physique pendant et après cancer – Rapport de l’INCa

Posté le 09 mai 2017 par Aude Marie FOUCAUT - Commentaires (0)

Mots clés : cancer  recommandations 

L’INCa a publié en Mars 2017 un rapport sur les bénéfices bio-psycho-sociaux de l’activité physique pendant et après les cancers. Des repères et recommandations sont également proposés.

Entre Octobre 2013 et Mars 2017, un groupe de travail multidisciplinaire de l’Institut National du Cancer (INCa) a synthétisé les résultats des articles scientifiques publiés entre 2000 et 2014 afin de mettre en évidence les effets de l’activité physique (AP) et ceux de la réduction des comportements sédentaires sur différents types de cancers. Ce document propose également des repères de mise en œuvre de l’AP, en identifiant des stratégies d’intervention afin d’augmenter l’adhésion aux programmes pendant et après cancer.

Voici un document qu’on pourrait qualifier de très complet, et permettant d’aborder un large spectre de la littérature scientifique très abondante sur le sujet. En effet, l’activité physique mais aussi la réduction des comportements sédentaires chez les personnes atteintes de cancer sont abordées par ce groupe de travail composé de médecins, d’oncologues, de psychologues, d’enseignants et de docteurs en STAPS. Les 146 pages (sans les annexes) permettent d’abonder dans le sens du développement de la pratique d’activité physique au plus tôt dans la prise en charge des patients - sans pour autant proposer des actions concrètes et transférables sur le terrain, ce que l'on peut regretter.

Comme l’annonce le titre du document : « des connaissances scientifiques aux repères pratiques » ; on peut identifier 6 parties qui décrivent progressivement les éléments théoriques, puis pratiques :

  1. Une première partie développe les définitions et concepts à connaître (très utile pour tou(te)s !) ;
  2. Puis, les problématiques du déconditionnement physique et de la fatigue des patients en cancérologie sont décrites ;
  3. Par la suite, la revue très complète de la littérature permet d’aborder tous les effets bio-psycho-sociaux de l’activité physique, et de la réduction des comportements sédentaires (comportements souvent oubliés, mais pas ici). Elle aborde également leurs effets sur les évènements indésirables du cancer et des traitements. La partie sur la fatigue cancéro-induite y est particulièrement fournie. A la page 86, sous l’encadré, des nuances sont amenés sur les bénéfices de l’AP sur la survie (éléments à prendre en compte pour déculpabiliser les patients…). Les cancers solides ne sont pas les seuls à être abordés : les hémopathies malignes et le cas des cancers chez les enfants, les adolescents et les jeunes adultes le sont également ;
  4. Ensuite, on peut trouver une partie, extrêmement intéressante pour la mise en œuvre des programmes d’APA, qui développe les problématiques d’adhésion, des freins et leviers à la pratique de l’AP en cancérologie. Elle aborde les théories sociocognitives explicatives et des stratégies d’interventions les prenant en compte ;
  5. La cinquième partie peut intéresser les enseignants en APA investis dans la recherche. Les résumés en français des diverses méta-analyses publiées entre 2000 et 2014 sont présentées en annexe ;
  6. A partir de la page 137, on trouve finalement des repères et recommandations de pratiques et de conditions de mise en œuvre de l’AP en cancérologie. Ces propositions reprennent d’ailleurs dans les grandes lignes celles établies par les groupes de travail de l’Association Francophone des Soins Oncologiques de Support (AFSOS) (ici et ).

Alors, bonne lecture à tous !
Et pour ceux qui ne souhaitent pas lire tout le document, vous trouverez d’autres supports, telle qu’une synthèse et un articles pour les professionnels sur le site de l’INCa 
ici.

A propos de Aude Marie FOUCAUT

Responsable Commission APA et Cancer


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