Entretien avec Yann Gary, Enseignant en Activité Physique Adaptée

Publié le par Chanthavy TAN

Mots clés : APA  APA & Neurologie  maladie de Parkinson  Neurologie  Parkinson  rencontre  SFP-APA  webinaire 

Entretien avec Yann Gary, membre de la Commission de spécialistes Activité Physique Adaptée & Affections neurologiques de la SFP-APA. L'un de ses objectifs : développer les connaissances et compétences de l'Enseignant·e en Activité Physique Adaptée concernant la Maladie de Parkinson.

Salut Yann, peux-tu nous raconter ton parcours ?

Salut, bien sûr. J'ai validé ma Licence STAPS APA-S en 2016 – j'ai d'ailleurs adhéré à l'association cette même année – puis mon Master parcours Réhabilitation par les Activités Physiques Adaptées à Montpellier, en 2018. 
Je suis aussi titulaire du D.U. "APA et Déficience Neurologique Centrale : Rôle et place dans la prise en charge pluridisciplinaire en SSR".

Sur le plan professionnel, après l'obtention du master, j'ai eu plusieurs expériences relativement courtes avant d'être embauché dans un SSR spécialisé en affections neurologiques et de l'appareil locomoteur, qui dépend du CHIC Castres Mazamet, pendant 2 ans.
Maintenant, je travaille depuis un peu plus de 2 ans dans une clinique spécialisée en affections neurologiques dans la région montpelliéraine.
En parallèle, je suis membre de la Commission de spécialistes "APA et affections neurologiques" depuis 2019 et enseignant vacataire à l'UFR STAPS de Montpellier depuis un an, intervenant dans le D.U. "APA et Déficience Neurologique Centrale : Rôle et place dans la prise en charge pluridisciplinaire en SSR".

Quelle est ta spécialité ?

Je dirais plutôt les sports collectifs et de raquettes, même si j'aime vraiment diversifier mes pratiques et en apprendre toujours davantage !
J'en suis arrivé là, car je trouve le sport et les APSA dans leur ensemble comme un formidable outil pour répondre aux besoins et aux attentes de personnes qui sous-estiment beaucoup toutes leurs capacités et possibilités. Le plus sympa pour moi, ce sont toutes les améliorations (dans les dimensions biopsychosociales) qui sont observables pour les pratiquant·e·s, surtout quand ça leur fait écho dans leur quotidien. 

J'apprécie également d'accompagner des personnes atteintes de la maladie de Parkinson. Ce qui me plaît avec ce public, c'est la diversité des attentes et des programmes à mettre en place selon l'avancée et le stade de la pathologie. J'apprécie pouvoir créer un programme tant pour une personne de 58 ans qui vient d'apprendre le diagnostic de la maladie, pour qui les bonnes habitudes sont à prendre le plus tôt possible, que pour une personne de 75 ans, à un stade déjà avancé, mais qui va redécouvrir son corps et le mouvement par une activité support comme la danse, par exemple. 

Qu’apprécies-tu à la SFP-APA ?

Ce que j'apprécie, c'est que c'est une association d'Enseignant·e·s en APA, qui fonctionne pour les Enseignant·e·s en APA. Elle permet de promouvoir l'Activité Physique Adaptée et participe à son rayonnement au niveau national grâce à des personnes qui sont bénévoles, qui donnent de leur temps. La création du Référentiel Métier ou du Code de Déontologie en est un parfait exemple. 

Pourquoi rejoindre une Commission de spécialistes ?

Pour moi, la remise en question collective, ou la 3ème idée qui naît de la proposition de 2 personnes différentes, serait impossible en restant chacun dans son coin. À mon sens – et avec le recul – rejoindre une commission de spécialistes, c'est favoriser le partage et les échanges d'expériences et de compétences. C'est aussi un moyen pour concevoir des documents "ressources" pour les Enseignant·e·s en APA sur le terrain. Si certain·e·s n'en sont pas convaincu·e·s, on peut toujours relire ce proverbe : « Seul·e, on va plus vite. Ensemble, on va plus loin ».

Quel est le dernier événement que tu as co-organisé, et qu'est-ce qui t'a donné envie de le faire ?

Parler autour d'un sujet qui me passionne, avec d'autres personnes qui sont autant passionnées que moi, ça m'a donné envie ! Ce qui est très important, c'est de pouvoir traiter du thème, essayer de répondre collectivement à des questions, et tenter de s'enrichir ensemble de nos expériences pour favoriser l'accompagnement par l'APA des personnes atteintes de la maladie de Parkinson. 

Le 21 septembre dernier avait ainsi lieu la première collaboration entre l’Association France Parkinson et la SFP-APA lors d’un webinaire pour traiter du sujet « Enseignant·e en APA et maladie de Parkinson, comment s’adapter ? ».

Plus de 180 Enseignant·e·s en APA étaient inscrit·e·s pour prendre part au webinaire. Tanguy Carrer (EAPA – LNA Santé), Camille De la Rue Du Can (EAPA – Neuro Centre), Aurélie Péan (EAPA – ASSENSIA) et Yann GARY (EAPA – Commission de spécialistes APA et affections neurologiques) se sont réunis pour traiter durant 2h autour de Tilio Cognard (France Parkinson) de la place de l’APA auprès des personnes atteintes de la maladie de Parkinson, du cadre d’intervention jusqu’à l’intégration d’une activité physique adaptée dans le parcours de vie de la personne.

Les Enseignant·e·s en APA ont abordé ce thème, chacun avec leur cœur d’intervention, et ont ainsi tâché de répondre à la question par leur présentation et lors des interactions avec les participants. 80 personnes étaient présentes en continu lors de cet événement.

Le replay est disponible sur demande ici.

Merci à Yann pour cet échange !

La SFP-APA
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Société Française des Professionnels en Activité Physique Adaptée